Perception vs réalité : Les risques de détournement dans l’aide humanitaire : comparaison entre les transferts monétaires,, les bons d’achat et les aides en nature
Transferts monétaires et marchés
En 2025, la Commission CALP a chargé Key Aid Consulting de mener une étude indépendante visant à comparer la réalité des risques de détournement des fonds en espèces avec les perceptions qui en sont faites. Cette étude examine les risques et les réalités du détournement de l’aide, en mettant l’accent sur les transferts de ressources en espèces et en nature. S’appuyant sur des données mondiales, elle combine une analyse documentaire de 79 documents et 42 entretiens approfondis avec des informateurs clés. La recherche met particulièrement l’accent sur sept des crises les plus complexes au monde: l’Afghanistan, la République démocratique du Congo, le Liban, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen.
Notre étude a révélé que le détournement est indépendant de la modalité utilisée. L’argent liquide n’est pas sans risque, mais ses risques ne sont pas intrinsèquement plus élevés que ceux associés à l’aide en nature ou aux bons d’achat. En réalité, les principaux facteurs déterminants du détournement sont contextuels : l’insécurité, l’ingérence politique, la faiblesse des institutions, les urgences soudaines, la gestion à distance et les infrastructures défaillantes. En étant moins visible que les convois de camions, l’argent liquide, en particulier les transferts numériques, est plus discret, traçable et implique généralement moins d’intermédiaires. Cela peut réduire les points d’exposition où le détournement se produit. Il existe un paradoxe de contrôle avec l’argent liquide : comme les donateurs exercent souvent une surveillance accrue sur l’argent liquide, les responsables de la mise en œuvre ont développé des systèmes de contrôle plus avancés. Paradoxalement, cela peut faire de l’argent liquide l’option la plus sûre dans la pratique.
Client
CALP
Pays
Divers